Exports hydroélectriques du Québec vers les États-Unis : le tableau en direct (2026)

Dernière mise à jour : 5 octobre 2026 • Sources : US EIA-930, IESO, AESO

Le Québec est la première source d'électricité importée dans le nord-est américain. Chaque jour, Hydro-Québec et ses partenaires acheminent des milliers de mégawatts d'hydroélectricité vers New York et la Nouvelle-Angleterre — et une bonne partie finit par éclairer Manhattan et Boston.

Combien d'électricité le Québec exporte-t-il vers les États-Unis ?

Le corridor entre le Québec et New York / la Nouvelle-Angleterre est le plus grand flux d'électricité transfrontalier d'Amérique du Nord. Ses grands interraccordements offrent une capacité d'importation combinée d'environ 3 400 MW du côté québécois, et les exportations soutenues tournent généralement entre 2 000 et 3 000 MW — souvent davantage pendant les vagues de chaleur de la Nouvelle-Angleterre et les froids intenses de janvier.

~3 450 MWCapacité du corridor
~2 600 MWFlux typique en direct
99 %+Part propre (hydro)

Suivez le chiffre en direct sur la carte transfrontalière de PowerTrip — mise à jour toutes les 15 minutes à partir des données officielles des opérateurs de réseau.

Les grandes lignes de transport

Plusieurs interraccordements à haute tension assurent le flux. Les plus importants :

Pourquoi le courant change-t-il de sens ?

Même s'il est célèbre comme exportateur, le Québec importe lui aussi. Pendant ses propres pointes hivernales (le chauffage y est largement électrique), la demande peut dépasser la production interne, et le courant passe alors brièvement vers le nord. La frontière fonctionne comme un système de stockage partagé : on exporte de l'hydro bon marché quand le réseau américain est en tension, puis on réimporte quand les prix ou la météo le favorisent.

D'où vient cette électricité ?

Presque tout est de l'hydroélectricité tirée de réservoirs comme le complexe de la Rivière-la-Grande, en Baie-James — un réseau de barrages doté d'un stockage saisonnier énorme. C'est ce stockage qui explique pourquoi le Québec peut déplacer sa production d'une heure à l'autre et d'une saison à l'autre : l'eau retenue au printemps peut être exportée lors d'une canicule d'août ou d'un froid polaire de janvier.

L'hydro québécois est-il vraiment propre ?

Oui — l'hydroélectricité de réservoir a une empreinte carbone sur le cycle de vie très basse (généralement bien sous 20 g CO₂/kWh, contre des centaines pour le gaz). La construction des réservoirs et le méthane issu de la biomasse inondée sont les principaux bémols, mais sur la vie d'un réservoir l'empreinte reste loin en dessous de la production fossile. Le bouquet énergétique sur le corridor Québec↔É.-U. se mesure constamment à 99 %+ propre.

Questions fréquentes

Quelle part de l'électricité de New York provient du Québec ?

Les importations du Québec couvrent généralement une part de la demande du NYISO qui va de quelques pour cent à la dizaine, avec des pointes plus fortes l'hiver et l'été. La part exacte varie d'heure en heure — suivez-la en direct sur PowerTrip.

Le Québec vend-il son électricité aux États-Unis à profit ?

Oui — Hydro-Québec déclare des recettes d'exportation soutenues de plus d'un milliard de dollars canadiens par année. L'eau excédentaire qui se serait déversée sans valeur peut être vendue au prix du marché ; l'économie dépend de l'état des réservoirs et des prix américains.

De nouvelles lignes de transport sont-elles en construction ?

Oui. Le Champlain Hudson Power Express, le New England Clean Energy Connect (Maine) et d'autres projets augmentent la quantité d'hydro québécois qui peut se rendre jusqu'aux villes américaines.

Voir en direct : chaque chiffre de cette page se met à jour en temps réel sur la carte en direct de PowerTrip — gratuit, sans inscription.